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d'aide

AgressionsSexuelles.gouv.qc.ca

Le rôle des proches

Le soutien des membres de la famille et des amis joue un rôle important dans le processus de guérison d'une victime d'agression sexuelle. Voici les comportements souhaitables à adopter auprès d'une personne qui dit avoir été victime d'agression sexuelle.

Écouter
Écoutez ce que la victime a à dire sans porter de jugement. Laissez-la s'exprimer dans ses mots, à sa façon, à son rythme.

Croire
Croyez ce que la victime vous dit. C'est son vécu et sa perception. Vous devez vous centrer sur ce qu'elle dit et vit.

Recevoir
Recevez ce que la victime dit sans minimiser ni amplifier les faits, les émotions, les conséquences.

Encourager ses forces
Valorisez les « bons coups » de la victime. Soulignez ses forces, son courage d'en parler.

Être aidant
Montrez-vous disponible, que ce soit pour en parler ou pour accompagner la victime. Si vous vous sentez incapable de l'aider, il est important de le lui dire et de l'aider à trouver une autre personne qui sera en mesure de le faire.

La déculpabiliser
Faites comprendre à la victime que ce n'est nullement de sa faute si elle a subi une agression sexuelle. L'agresseur est entièrement responsable de ses actes. Sa responsabilité à elle, c'est de prendre soin d'elle.

Favoriser son autonomie
Aidez la victime à reprendre du pouvoir sur sa vie, tout en étant présent. Donnez-lui de l'espace pour respirer, pour reprendre son niveau de fonctionnement habituel.

Valider ses émotions
Aidez la victime à exprimer ce qu'elle ressent en normalisant ses réactions, émotions et sentiments (colère, rancœur, culpabilité, baisse de l'estime de soi).

Si vous croyez qu'un enfant ou un proche a été victime d'une agression sexuelle, consultez les ressources disponibles pour obtenir des conseils et de l'aide.

 

Obligation de signalement

La protection des enfants est une responsabilité collective. En vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, toute personne a l'obligation de faire un signalement au directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) si elle a un motif raisonnable de croire qu'un enfant de moins de 18 ans est victime d'abus sexuel ou qu'il y a un risque sérieux qu'il en soit victime.

Toutes les situations d'abus sexuels, avec ou sans contact physique, doivent être signalées sans délai au DPJ peu importe l'auteur des abus et les moyens pris par les parents pour corriger la situation.

© Gouvernement du Québec, 2009  •  Liens et références