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Statistiques

Statistiques révélatrices 1

En 2009, au Québec, 5 293 infractions sexuelles ont été enregistrées par les corps policiers. Ces infractions regroupent plusieurs délits du Code criminel canadien, notamment les agressions sexuelles, les contacts sexuels ou l’incitation à des contacts sexuels auprès d’un enfant de moins de 16 ans, l’exploitation sexuelle d’un adolescent de 16 à 18 ans et l’inceste. Depuis le 1er mars 2008, elles rassemblent aussi la corruption d’enfants, le leurre d’un enfant au moyen d’un ordinateur et le voyeurisme.

Les infractions sexuelles étaient principalement des agressions sexuelles; elles étaient au nombre de 4 212. Quant aux autres infractions d’ordre sexuel, on en dénombrait un total de 1 081.

33 % des infractions sexuelles enregistrées en 2009 ont été signalées à la police le jour même de leur perpétration, tandis que 22 % l'ont été plus d'un an après avoir été commises.

83 % des victimes étaient de sexe féminin

  • 52 % : jeunes filles de moins de 18 ans
  • 31 % : femmes adultes

17 % étaient des victimes masculine

  • 14 % : jeunes garçons de moins de 18 ans
  • 3 % : hommes adultes

66 % des victimes avaient moins de 18 ans

  • 52 % des filles
  • 14 % des garçons
  • 10 % : 5 ans ou moins
  • 19 % : de 6 à 11 ans
  • 20 % : de 12 à 14 ans
  • 17 % : de 15 à 17 ans
  • 13 % : de 18 à 24 ans
  • 21 % : 25 ans ou plus

Un peu plus des trois quarts (76 %) des infractions envers les jeunes victimes et 61 % de celles envers les victimes adultes ont été perpétrées dans une résidence privée.

La majorité des victimes connaissaient l'auteur présumé, soit 86 % des jeunes victimes et 71 % des victimes adultes.

Pour les victimes adultes :

  • L'auteur présumé était une simple connaissance (38 % des victimes adultes);
  • Il était un conjoint, un ex-conjoint, un ami intime ou un ex-ami intime (27 %).

Pour les jeunes victimes, il était principalement :

  • Un membre de la famille immédiate (42 %);
  • Un membre de la famille éloigné (8 %).

Les jeunes, comparés aux adultes, ont été plus souvent agressés par :

  • Un membre de leur famille immédiate (parent, beau-parent, frère, sœur) (42 % comparativement à 13 %);
  • Un membre de la famille éloignée (8 % comparativement à 4 %);
  • Une personne en situation d’autorité (6 % comparativement à 2 %).

Un peu plus de trois victimes sur dix (31 %) ont été blessées physiquement lorsqu'elles ont agressées.

Les auteurs présumés d’infractions sexuelles étaient principalement de sexe masculin (97 %). Ils étaient majoritairement des adultes (79 %) :

  • 19 % étaient âgés de 12 à 17 ans;
  • 14 % de 18 à 24 ans;
  • 16 % de 25 à 34 ans;
  • 20 % de 35 à 44 ans;
  • 15 % de 45 à 54 ans;
  • 14 % de 55 ans ou plus.

 

Une réalité dure à dénoncer

Certaines études indiquent que le portrait serait plus sombre encore. Ainsi, elles soutiennent que les agressions sexuelles sont les infractions contre la personne les moins signalées aux autorités policières. Pourquoi? En raison de la honte ou de la peur ressentie par les victimes ainsi que des tabous, des mythes ou des préjugés à l'endroit de ces crimes, ce qui empêche la dénonciation.

1 Source : Statistiques 2009 sur les agressions sexuelles au Québec, ministère de la Sécurité publique, 2011.

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